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25/11/2011

DANIELLE MITTERRAND, UNE VIE QUI NOUS ECLAIRE.

La tristesse qui m’a saisi à l’annonce du décès de Danielle Mitterrand me renvoie à mes plus jeunes années.  J’ai grandi avec l’image d’un président de gauche qui surplombait tout le paysage politique.

J’avais 10 ans lorsque le 10 mai 1981, le visage du président de l’union de la gauche s’affichait sur l’écran télé noir et blanc de mes parents. Je me souviens de la joie de ma grand-mère, elle qui a 8 ans avait été placée comme bonne dans une famille bourgeoise.

Les années ont passé et les désillusions du peuple de gauche ont rythmées ma prise de conscience politique. Dans la déconfiture que vécut la gauche à la fin du règne de François Mitterrand, le sillon creusé par Danielle gardait un cap. Résistante à 16 ans, en 1941, elle était issue d’une famille de gauche. Elle qui ne joua jamais du prestige qu’elle aurait pu tirer du titre ronflant de « 1ere dame », poursuivait son chemin malgré les chausses trappes de la real-politique mitterrandienne.

Pour les droits de l’Homme, pour les droits du peuple kurde, contre l’apartheid, contre la peine de mort, pour sauver Mumia Abu Jamal l’un des plus anciens condamnés à la peine capitale qu’elle ira visiter dans sa prison américaine. Puis j’ai en mémoire ses visites au sous commandante Marcos et aux rebelles pacifistes du Chiapas. Elle n’acceptait pas non plus le blocus des USA contre le peuple cubain et l’avait signifié au leader historique de La Havane, Fidel Castro.

 

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La droiture de son engagement, son indépendance d’esprit l’avaient amené à regretter publiquement que les dirigeants du PS n’aient plus « la fibre socialiste ». Elle a apporté sa contribution précieuse à la victoire du non de gauche lors du référendum sur le traité Constitutionnel européen de 2005 qui disait-elle «  institutionnalise une dictature qui ne fait de l’homme qu’un sujet économique ». Avec sa fondation France Libertés, elle menait un combat essentiel pour faire reconnaitre l’eau comme un bien commun de l’humanité.

Une amie journaliste à L’Humanité Dimanche me rappelle qu’elle avait déclaré en mars dernier, dans les colonnes du journal fondé par Jaurès : « Notre monde est fou. Fou de vendre et d’acheter des biens communs indispensables à la vie, fou de monter les humains les uns contre les autres au quotidien, fou de croire que le chacun pour soi est un modèle de société pérenne».

Puisse la sagesse de Danielle Mitterrand inspirer celles et ceux qui sont en charge d’incarner la gauche du 21 eme siècle.


Vincent BONY

votre député Front de Gauche

12:33 Publié dans SON PROJET | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2011

L' INTERVIEW DE DEBUT DE CAMPAGNE..

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Vincent BONY, vous avez lancé votre campagne mercredi 9 novembre à Saint Chamond. Pourquoi si tôt ?

"L’urgence de la situation actuelle nécessite que s’ouvre le débat sur les causes de la crise et sur les solutions pour y remédier. Le gouvernement vient de prendre un nouveau plan de rigueur, le deuxième en deux mois ! Au total en 2012, les français modestes et moyens vont se voir amputer de 18 milliards d’€ alors que nombre d’entre eux connaissent déjà si chèrement le prix de la crise. Les mesures Fillon-Sarkozy sont terriblement injustes et inefficaces.

Injustes parce qu’elles touchent essentiellement les familles populaires via la hausse de la tva, qui est l’impôt le plus inégalitaire – chacun le paye quels que soient ses revenus, via l’indexation des allocations sociales (aides au logement, allocations familiales) sur le taux de croissance (1%) et non plus sur l’inflation (1,8% attendu en 2012), via la réduction de 1,5 milliards d’euros de dépenses publiques dans le budget de l’Etat (éducation, santé, logement..).

Inefficaces car précisément cette réduction du pouvoir d’achat populaire va freiner la consommation alors que de nombreux besoins sociaux ne sont pas satisfaits. Fillon lui-même a déploré que la croissance dans notre pays soit tirée « par la consommation soutenue par les transferts sociaux », pour mieux justifier la démolition de « notre modèle de croissance ». Mais l’austérité n’est pas un modèle de croissance !"

Justement que proposez-vous face au seul choix de l’austérité ?

"L’austérité n’est pas le choix des françaises et des français. Il est celui des agences de notation et des acteurs des marchés financiers qui viennent de décider dans deux pays européens, la Grèce et l’Italie, qui devait gouverner et quelle politique leurs hommes de paille devaient mettre en œuvre.

Je suis révolté par cet abaissement de la démocratie, dans les deux pays fondateurs de notre civilisation. Je pense que nous sommes dans un moment crucial ou se joue l’avenir pour une génération entière.

Je ne nie pas l’ampleur de la dette publique.

Elle résulte d’abord d’un choix totalement obsolète, celui de l’endettement massif des acteurs publics et privés. Ce choix qui a été consacré par les différents traités européens, remonte pour notre pays à 1973, année ou Pompidou et Giscard ont fait adopter l’obligation du recours à l’emprunt sur les marchés financiers et l’interdiction à la Banque Centrale de financer directement l’état. La différence réside dans l’intermédiaire privé, de grandes banques qui prennent au passage un minimum de 2 à 3% au passage. Jusqu’à 18% en Grèce ! On comprend mieux la spéculation qui existe sur les dettes souveraines et le rôle ambigu des agences qui appartiennent aux fonds spéculatifs.

La deuxième raison qui explique cette explosion de la dette qui a doublé en dix ans en France, réside dans la baisse constante des recettes de l’Etat. Comprenez dans les cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés avec le « bouclier fiscal » et maintenant avec l’allégement de l’Impôt Sur la Fortune. Les exonérations d’impôts des grandes entreprises (Total..), la défiscalisation des heures supplémentaires, les exonérations de charges sociales patronales ont creusé le déficit. Les inégalités explosent, le déficit aussi."

Mais que proposez-vous ?

"L’inverse ! Il faut absolument un audit sur la dette publique. Je ne veux pas laisser diaboliser l’argent. Le recours à l’emprunt peut être bénéfique s’il permet de produire plus et mieux de richesses utiles à toute la société. Je propose que l’accès au crédit se fasse directement auprès de la Banque Centrale Européenne à un taux très faible pour financer les infrastructures d’avenir. C’est le seul moyen pour extirper les Etats -et donc la démocratie- de la dictature des acteurs masqués des marchés financiers. Mais il faut aussi revenir sur le partage des richesses telles qu’elles continuent à se créer : les salaires sont bloqués, mais pas les dividendes versés aux actionnaires. Au premier semestre 2011 les profits des seuls groupes du CAC 40 représentent 46,2 milliards d’€, soit + 10 % sur 2010 ! Qui a vu son salaire augmenter de 10 % en un an ?? Freiner la spéculation financière, orienter l’argent vers le financement des besoins humains nécessite d’augmenter les salaires. Il faut décider d’une hausse substantielle du SMIC car c’est la référence légale à partir de laquelle l’échelle des revenus peut bouger. Et je partage l’idée de Jean Luc Mélenchon d’un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian, soit 360 000 € par an. Une échelle des salaires allant de 1 à 20 comme le préconise la Confédération Européenne des Syndicats ramènerait tout le monde les pieds sur terre.

Le développement de services publics modernes, la construction de la transition énergétique, la recherche dans les nouveaux procédés industriels, la réorientation de l’agriculture vers la souveraineté alimentaire sont des chantiers colossaux qui donneraient à notre économie, à notre jeunesse un nouveau départ, vertueux."

Vous avez discuté de tout cela lors de votre première assemblée citoyenne ?

"Oui et de plein d’autres choses : du logement social et de la représentation des locataires, de l’école, de l’accès des jeunes à l’emploi, des réformes citoyennes que nous souhaitons dans la justice, la culture, de la santé et de la nécessité d’un pôle public du médicament.. Le principe de cette première assemblée était d’ouvrir en grand le débat et de voir sur quels sujets les gens avaient envie de s’investir. Nous avons avec Michelle Verrier, ma suppléante, la volonté d’enrichir le programme du Front de Gauche, « l’humain d’abord », au contact des réalités particulières de notre circonscription."

Vous avez diffusé un film militant en début de séance..

"Ah oui, c’est quelque chose d’amateur, réalisé à partir de photos et de petites vidéos sur un fond musical plaisant. L’idée était en ouverture à cette rencontre de rappeler la genèse du front de gauche, en lien avec les différents mouvements sociaux. Des luttes des Mavilor et des Siemens en passant par les manifs des lycéens, des actions pour défendre la Poste, mais aussi tous ces gestes citoyens pour la solidarité au quotidien. C’est pour les hommes et les femmes de notre vallée que nous nous engageons. Pour mettre l’humain au cœur des choix politiques. Pour que la gauche gagne sur un contenu de changement de politique !"


18:27 Publié dans SON PROJET | Lien permanent | Commentaires (0)

01/11/2011

VOTRE CONSEIL, DANS LA CIRCONSCRIPTION

Je me suis préparé à assumer la fonction de député de notre troisième circonscription. Il m’importe de dire comment j’envisage ce mandat de représentant du peuple.

Bien évidement, je serais disponible auprès des élus locaux, des responsables associatifs et représentants socioprofessionnels. Ma permanence leur sera un lieu ouvert et accueillant et j’attacherais une grande importance à rendre visite aux acteurs de la vie locale.

Cependant il m’apparaît primordial de placer cette responsabilité dans une relation plus directe encore avec mes concitoyens, leur permettant d’intervenir dans la vie publique. Au-delà d’une rencontre annuelle de compte-rendu, je souhaite mettre en place un conseil de circonscription, qui se réunira tous les deux mois dans un canton différent, afin de faciliter la participation du plus grand nombre. Ce conseil je le veux ouvert sans préalable à tout citoyen, tout responsable qui souhaitera venir exprimer son opinion, interpeller le député, proposer une initiative, une mesure.. Par cette démarche volontaire, je souhaite que chacun puisse s’approprier le débat et l’action politique, quel que soit le gouvernement en place. Je ne veux pas être un « député hors-sol », mais bien un « trait d’union » entre les réalités humaines de notre territoire et les lieux de pouvoirs institutionnels."

Vincent BONY,

votre député Front de Gauche

21:41 Publié dans SON PROJET | Lien permanent | Commentaires (1)

LE ROLE DU DEPUTE

Le rôle du député

L'Assemblée nationale réunit 577 députés élus pour cinq ans.

Chaque député, bien qu'élu dans un cadre géographique déterminé, est le représentant de la Nation tout entière. Ainsi, à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription, chaque député agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région.

Le travail du député à l'Assemblée Nationale

Pendant la session ordinaire, les députés siègent en séance publique dans l'hémicycle du Palais-Bourbon. Ils peuvent également siéger en session extraordinaire sur convocation du Président de la République.

Les séances publiques marquent les temps forts du travail du député, mais elles n'en représentent qu'une petite partie. En effet, chaque député est membre d'une commission permanente et d'une seule.

Les députés partageant les mêmes opinions politiques, s'ils sont au moins vingt, peuvent constituer un groupe politique.

Les députés consacrent aussi une partie importante de leur emploi du temps à des réunions diverses, et à leur travail personnel de contact, de négociation et de réflexion.

Que fait-il ?

A l'Assemblée, le député vote la loi et contrôle le gouvernement.

 Hormis les cas très rares où un projet de loi peut être adopté par référendum, la loi est votée par le Parlement, selon une procédure fixée par la Constitution. Le Parlement vote, chaque année, une centaine de lois et de nombreux amendements au terme d'un long processus d'étude, de préparation et de discussion. Les amendements sont déposés par les députés à titre individuel ou collectif, par les rapporteurs des projets de loi au nom des commissions qui les désignent et par le Gouvernement. A côté des projets de loi déposés par le Gouvernement, chaque député à titre individuel ou dans le cadre du Groupe politique auquel il a décidé d'appartenir, peut déposer des propositions de loi. Parfois examinées en séance publique - et éventuellement adoptées au même titre que les projets de loi -, ces propositions constituent souvent le moyen d'appeler l'attention sur un problème précis ou sur la nécessité de réformer les textes législatifs en vigueur.

 Le contrôle du Gouvernement

 Les questions permettent aux députés d'interroger directement les ministres, soit oralement (questions au gouvernement, questions orales sans débat) soit par écrit : 13 à 15 000 questions sont publiées chaque année au Journal officiel.

Les communications du Gouvernement sont l'occasion pour eux de s'informer et de critiquer un point particulier de la politique d'un ministre.

Les commissions permanentes constituent souvent des missions d'information, composées de plusieurs députés, sur un thème précis : prix de l'eau, revenu minimum d'insertion, service national, etc. Un député peut être chargé d'établir un rapport d'information sur un sujet déterminé. Les députés peuvent en outre appartenir à une commission d'enquête sur la gestion d'un service public ou pour chargée de recueillir des informations sur des faits déterminés. Les rapports d'enquête sont publiés.

Le travail du député sur le terrain

Ses moyens de travail

Pour exercer son mandat, le député reçoit une indemnité parlementaire qui assure son indépendance. Il est entouré d'une équipe de deux ou trois personnes (assistants parlementaires, secrétaires). Il dispose également du concours des services de l'Assemblée nationale pour l'accomplissement du travail législatif ou des missions de contrôle dont il est chargé. Il a un bureau à l'Assemblée et bénéficie de facilités pour ses communications postales, téléphoniques et ses déplacements.

Son statut

Le député ne peut pas être traduit devant les tribunaux pour les opinions ou pour les votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions. En revanche, comme tout citoyen, il est responsable de tous ses autres actes; cependant, en dehors des cas de flagrant délit ou de condamnation définitive, il ne peut être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée.

Le député et le citoyen

Le député est le représentant de la Nation, ce qui lui confère, entre autres, l'obligation de participer aux manifestations officielles de sa circonscription. Il est à l'écoute de ses concitoyens qu'il peut recevoir et également visiter. Il s'efforce de trouver une solution aux problèmes qu'ils rencontrent en intervenant auprès des administrations. Il se fait l'écho de leurs préoccupations à l'Assemblée pour critiquer et faire progresser la législation et améliorer son application.

Le député et le développement local

Le député se préoccupe du développement économique, social et culturel de sa circonscription, en liaison avec les autres élus. Il est l'interlocuteur privilégié et permanent des maires, des services de l'État, des milieux socioprofessionnels et des associations.

Le député et le débat politique

Le député est généralement membre d'un parti. A ce titre, il anime le débat politique dans sa circonscription avec tous les habitants. Il est l'acteur principal du débat démocratique quotidien sur le plan local.

20:59 Publié dans SON PROJET | Lien permanent | Commentaires (0)